Chronique des Guildes – 13

Nous étions assis, après une douche rapide, devant un déjeuner plutôt frugal.

Le Grand Maître était très souriant : « Baudouin, quel assaut fougueux ! Vous aviez oublié que j’ai la fâcheuse habitude de plaisanter pour un rien.

Si vous aviez pensé à ce que je venais de dire, vous auriez compris qu’il était impossible de savoir, si oui ou non votre mission a déclenché une Guerre des Guildes ; vous êtes notre seul moyen d’aller dans le futur.

Il est vrai qu’il est envisageable qu’il y ait une Guerre des Guildes, pour d’autres motifs.

Votre mission – réussie – devrait néanmoins, par la disparition quasi complète des responsables de la Guilde de l’Eau, diminuer la probabilité d’une guerre. D’après nos calculs, elle est très faible actuellement.

Je vous le redis, j’ai aimé ce combat qui m’a fait réviser mes fondamentaux. Votre Maître d’Armes, Amada Akitsugu XXII, malgré ses propos obscurs, était excellent.

A partir de maintenant, je prends votre formation en main ; vous me changez des courtisans et des lèches-bottes. Dans une semaine, vous repartirez trente ans dans le futur avec votre drone sentencieux, pour vérifier si le climat ne s’est pas dégradé, et d’autres choses que seul le drone connaît.

A propos, lorsque vous êtes revenu inconscient avec cette barre de fer à travers la poitrine, j’ai pensé à la statue du Bernin, représentant Thérèse d’Avila en extase. Très beau.

Et – vous allez rire – si j’avais voulu vous éliminer, je vous aurais tranché la gorge dans les cinq secondes de votre premier assaut. Vous n’auriez pas souffert.

Finissons de déjeuner. Un peu de vin ? »

A suivre.

ThereseBernin

un  compteur pour votre site 1821261801. (Messagerie : ekand4460@yahoo.fr).

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13 réflexions au sujet de « Chronique des Guildes – 13 »

  1. Le treizième épisode de la saga n’est pas apparu sur le Reader. Je suis le seul à en connaître l’existence. Il fallait bien s’attendre à quelques déconvenues avec ce chiffre.
    😕

  2. Je suis venue par hasard aussi, faute de reader, faire une visite de voisinage.
    Cette oeuvre de Bernin m’a toujours laissée perplexe quant à la nature de l’extase de Ste Thérèse, bouche ouverte, yeux fermés, pantelante, à demi-renversée sur son lit face à la flèche d’un ange dressé plutôt mignon quoique efféminé. Qu’en dirait Freud?

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