Premières perles du Bac 2014

 

L’honnête : « Je dois dire que je n’ai objectivement aucune connaissance sur Kant. »

Le pacifiste : « Pourtant, pour être heureux, certains font des actes très méchants: violer, tuer, massacrer, torturer, découper, écorcher… Mais il n’est pas nécessaire toujours d’en arriver là. »

L’introspectif : « Pour se connaître, il font se faire s’enfoncer profondément en soi et s’interroger sur ce qu’on veux. »

Le persécuté : « On vit pour être heureux, mais des gens voudraient qu’on soit pas heureux (Etat, parents, professeurs, SNCF… ) »

Le pragmatique : « Se connaître soi-même nécessite une bonne connaissance de soi. »

Le poète : « Notre liberté de choix peut se fracasser devant l’arc-en-ciel de nos émotions. »

Le nutritionniste : « Pour vivre dans la joie et l’allée graisse, il faut faire des sacrifices. »

Le physicien : « Mao Zedong a envoyé un ultime atome à ses opposants. »

Le pharmacien : « Au fil des années, la méfiance des européens fait qu’il sont devenus antisceptiques. »

Le pédagogue : « Le but du texte c’était d’arriver au fédéralisme : pour l’expliquer de façon simple, on prend chaque président des pays et on lui dit : « C’est fini, tu commandes plus !«  »

Le prudent : « Au départ, c’est Christophe Colomb qui a découvert la Chine, juste avant de découvrir les indiens. On pense que Vasco de Gama y est peut être passé, mais on a aucune certitude. »

L’approximatif : « On peut presque comparer la Chine à la France, sauf au niveau de la taille, de sa puissance financière, du nombre d’habitants et de la langue. »

Le grec : « Ce poème comprend beaucoup de comparaisons et d’amphores. »

L’insensible : « Devant de tels vers, on ressent une émotion comprise entre le néant intégral à l’incompréhension. »

Notre préféré : « Amis lecteurs, les thèmes abordés par les poètes ne sont pas toujours sérieux et graves : ils sont parfois chiant aussi.

Source : Le Monde Campus 27-06-2014.

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Auteur : Doisneau.

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Caractère ombrageux

Je lisais dans le métro les effrayantes aventures du professeur Lidenbrock et de son neveu Axel dans « Voyage au centre de la terre » de Jules Verne.

Quelle angoisse lorsque le neveu, séparé de son oncle et de leur guide Hans, pense mourir dans une galerie obscure, « à trente lieues dans les entrailles de la terre ». Il  se considère comme perdu : « Je songeai aux secours du Ciel. »

Que le lecteur se rassure, le Ciel peut agir jusque dans les mondes souterrains, il sera sauvé. En revanche j’étais stupéfait de constater que le caractère ombrageux du professeur Lidenbroch, était assez proche de celui de Monsieur Moochagoo.

Je m’en ouvrais à celui-ci, mais en modérant les termes « caractère ombrageux », car cela eut suffit à déclencher son ire.

Ayant lu l’œuvre de Jules Verne, il fut d’abord décontenancé, puis franchement irrité, ce qui confirma ma comparaison avec le professeur Lidenbroch. Néanmoins, j’avais raté mon approche « en douceur ».

Il me lança un regard par en dessous, et me cita Pierre Bayard : « Les personnages littéraires vivent leur vie de manière autonome..il leur arrive donc de quitter le monde où ils habitent, pour venir temporairement séjourner dans le nôtre. » *

Je déteste ce genre d’insinuations.

Belle journée !

* « L’Affaire du Chien des Baskerville. » Paris, Minuit, « Paradoxe », 2008,

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« Je songeai aux secours du Ciel. »

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Personnage de fiction en train d’écrire un vrai roman.

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Maléfique

Moochagoo (il me regardait façon Angelina Jolie dans Maléfique. Un instant, j’ai eu peur d’être transformé en corbeau) : Blaise Cendrars disait que pour écrire, il faut regarder à l’intérieur de soi. Vous auriez du vous inspirer de ce conseil, car vous avez avez été franchement paresseux pour vos billets sur Singapour. Des photos, des photos, et des photos. Quelle honte !

Moi (je restais vigilant ; être transformé en corbeau n’est pas ma tasse de thé) : Vous êtes gonflé dans votre genre, vous êtes parti dès le lendemain de notre arrivée, pour rejoindre Ingrid à Hong Kong. Une ville beaucoup plus fatigante que Singapour, entre nous.

Moochagoo (regard toujours Maléfique. Il m’a semblé voir une lumière verte en sortir) : Il y avait pourtant tant de choses à dire sur un pays qui semble incarner LA réussite (qui nous est actuellement inaccessible).

Moi (j’essayais de me souvenir des livres de Harry Potter. Mais comment faisaient-ils pour contrer des maléfices ?) : La chaleur et l’humidité ne me laissaient pas en état d’écrire, même en regardant à l’intérieur de moi.

Moochagoo (voix suave et inquiétante) : L’intérieur de vous-même ne vous est peut-être pas accessible. Il n’y a, sans doute, qu’un terrain en friche, inexploitable.

Moi : Je n’irai pas jusqu’à dire que mes boyaux suivent un « auspicious design » (dessin/motif de bon augure). Mais je suis sûr que leurs sinuosités sont d’une grande élégance, pour l’espace aussi restreint où ils se trouvent. J’avoue cependant que je regarde rarement à cet endroit.

Moochagoo (regard très Maléfique) : Vous vous en sortez par une pirouette, comme d’habitude.

Belle journée !

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