Vanlooter (suite)

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En 1763, Carle Van Loo peint « Les Trois Grâces ». Ce tableau est considérée comme une oeuvre ratée par la critique de l’époque, et en particulier par Diderot :

« Celle du milieu est raide ; on dirait qu’elle a été arrangée par Marcel. Sa tête est trop forte, elle a peine à la soutenir. Et ces petits lambeaux de draperies qu’on a collées sur les fesses de l’une et sur le haut des cuisses de l’autre, qui est-ce qui les attache là ? Rien que le mauvais goût de l’artiste et les mauvaises mœurs du peuple. Ils ne savent pas que c’est une femme découverte, et non une femme nue, qui est indécente. » (D. Diderot, Salon de 1765, Paris, éd. Hermann, 1984, p. 28- 53).

En revanche, certains tableaux eurent un grand succès auprès du public, notamment « Le Corps de Garde », qui fut maintes fois copié.

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Gravure, manière de crayon, impression en sanguine de Demarteau Gilles, 1773, d’après le tableau de Carle Van Loo, (dont je n’ai pu trouver d’image correcte sur internet).

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Choses diverses

1/ Inscriptions sur des tombes de la Rome antique :

« Ce que j’ai bu, ce que j’ai mangé, je le garde avec moi. Ce que j’ai laissé, je l’ai définitivement perdu. »

« Passant, ne pisse pas sur ma tombe. Les os recouverts d’un homme te le demandent. Mais si tu veux être le bienvenu, mélange le vin*, bois et passe moi la coupe. »

« Le corps a péri, mais le nom est sur les lèvres. »

« Vivant, j’ai gagné de l’argent. Je n’ai jamais cessé d’en perdre. De ces deux soucis, la mort m’a délivré. »

2/ Madhvacharya a écrit au XIIIème siècle, « L’Abrégé de toutes les spéculations, » où sont décrites toutes les théologies de l’époque, et les différentes sortes d’athéisme.

3/ La salutation hindoue Namaste, veut dire : « Je m’incline devant toi. »

4/ Un journal californien le « California Maverick », a défini en 1886, « un individu qui a des idées Maverick, comme quelqu’un qui n’est pas contaminé par des opinions partisanes. »

5/ A Ninive, dès -2200 av. notre ère, on savait que les empreintes digitales étaient propres à chaque individu. Les traces digitales servaient de signatures (de sceaux), sur les poteries. De même en Chine, dès le règne de Qin Shi Huangdi (259 – 210 av. notre ère).

6/ Le poète Alexander Pope (1688-1744) écrivait que : « La plupart des femmes n’ont pas le moindre caractère. » 

* A l’époque on ne buvait pas de vin pur, on le mélangeait a de l’eau avec, éventuellement, du miel.

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Namaste

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Alexander Pope

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Varappe

Dimanche 26 octobre 2014 – Randonnée en Forêt de Fontainebleau – 22km.

En sortant de la gare de Fontainebleau, j’expliquais à Monsieur Moochagoo mes démêlées avec ma voisine. Il chantonnait  : « I’ve been dreaming of a true love’s kiss. » *

J’avais expliqué à celle-ci un point de grammaire, et avait évoqué la sémiologie. Elle alors dit : « Ah oui la semi-ologie, c’est la moitié de l’ologie. Mais au fait, qu’est-ce que c’est que l’ologie ? »

J’avais senti quelques gouttes de sueur sur mon front. Je m’en suis tiré en racontant une blague des Marx Brothers :

Chico : « Qu’est-ce qui a un tronc , pese sept tonnes et vit dans un cirque ? » / Le procureur : « C’est hors sujet. » / Chico : « C’est exact, c’est un éléphant. »

Elle n’a pas compris la blague, proche de l’absurde, mais a oublié la semi-ologie. Sauvé !

Monsieur Moochagoo a trouvé (sourire énervant), que j’avais avec ma voisine, « des rapports d’une grand intensité. »

Durant le déjeuner, à un carrefour de deux chemins, sur la route du nid de l’aigle, nous étions sur un banc, inattendu à cet endroit. Un couple avec une petite fille est venu du sud, pour tourner à l’est en disant : « Les rochers sont par là ».

Madame portait tout le matériel de varappe, ce qui est dans l’ordre de choses.

Cinq minutes après, ils sont repassés, allant vers l’ouest, en disant : « C’est plutôt par là ». Cinq minutes plus tard, ils sont revenus au carrefour, ont tourné au nord, puis sont revenus à nouveau au carrefour..et nous ont demandé où étaient les rochers.

En regardant sur la carte, les rochers étaient assez près, à l’est pendant 20m, puis à droite sur un petit sentier, à 400m.

La petite fille qui me regardait faire le clown à chaque passage, s’est éloignée à regret.

Une bien belle randonnée.

* Chanson de « Disney Enchanted ».

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Vanlooter

Charles Andre Van Loo dit Carle Van Loo (1705-1765), appartenait à une dynastie de peintres français, dont il reste un des plus connus.

Même s’il eu du succès, les critiques parlaient de peintures vanlootées, c’est à  dire exécutées mollement.

Ce tableau représentant Apollon faisant écorcher Marsyas (1734/35), montre Apollon, avec une tête de gandin, peu concerné par l’atroce supplice qui s’annonce.

Apollon et Marsyas

De même ce tableau « Persée et Andromède » (1735), nous montre une Andromède presque nonchalante, malgré la présence du monstre marin.

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Ce portrait de Mademoiselle Clairon, de la Comédie Française (1760), n’est pas des plus heureux. 

Mademoiselle Clairon en Médée

Pour la petite histoire, ce portrait de Sade que tout le monde peut voir à  Paris, en raison d’une exposition sur Sade, est traditionnellement attribué a Carle Van Loo, car une indication au dos de l’oeuvre l’atteste. Mais cette seule inscription serait, pour certains spécialistes, tout à  fait insuffisante.

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Substitution

En relisant Proust : « L’homme que j’étais, le jeune homme blond n’existe plus, je suis un autre. Or l’impression que j’éprouvais ne prouvait-elle pas un changement aussi profond, une mort aussi totale du moi ancien et la substitution aussi complète d’un moi nouveau à ce moi ancien, que la vue d’un visage ridé surmonté d’une perruque blanche remplaçant le visage de jadis ? »

 Il allait falloir que je noue des relations avec mon nouveau moi intérieur. 

Les premiers moments ont été amusants, il a failli « collapser » de surprise. Il avait la bouche pleine de fraises Tagada et ne s’attendait pas à ma visite.

Je lui confiais mes soucis avec mon ancien moi intérieur à qui – soi-disant – je gonflais les bronches, et qui voulait m’exploser la tronche, il y a peu.

Mon nouveau moi intérieur m’a rassuré, il se voulait un moi de ménage et aurait une démarche d’esthète. En résumé il se voyait en moi intérieur homéopathique.

J’ai pu enfin réfléchir en mon for intérieur, et me demandai si mon nouveau moi intérieur, courtois, mesuré et sensible, n’allait pas me poser quelques problèmes.

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Poésie

Dimanche 19 octobre 2014. Randonnée en Forêt de St Germain. 23km.

Un peu avant d’arriver à la Forêt de St Germain, nous avons croisé un jeune homme qui avait une conversation téléphonique animée avec une fille, à propos de Facebook. Il ajouta à un moment « Je t’assure,  j’l’dis d’vant mes yeux, déconne pas ! » et répéta cette phrase.

Je supposais qu’il avait eu, sur son Facebook, quelques mots doux pour une « amie », et que sa copine en titre avait eu l’idée de jeter un oeil sur son site.

Maintenant, on ne découvre plus les lettres compromettantes d’un infidèle, mais ses imprudences sur Facebook. Autres temps, autres moeurs.

Mais ce qui m’intriguait le plus, c’était l’expression « Je le dis devant mes yeux » pour « Je le jure ». J’ai cherché vainement sur Internet, et n’ai trouvé aucun exemple.

Monsieur Moochagoo a ricané : « Cela vous apprendra à écouter des conversations téléphoniques privées. » En l’occurrence, le jeune homme braillait dans son téléphone ; on l’entendait depuis un certain temps.

Alors que cet Été, il n’y avait pratiquement personne, la partie nord de la Forêt de St Germain avait un coté Parc de Sceaux le dimanche, avec quantité de promeneurs, de coureurs et de cyclistes. L’apres-midi fut plus calme.

Monsieur Moochagoo cherchait a m’initier a un poète oublié, Jacques Delille (1738-1813): « Le doux printemps revient, et ranime à la fois / Les oiseaux, les zéphirs, et les fleurs, et ma voix. / Pour quel sujet nouveau dois-je monter ma lyre? / Ah ! Lorsque d’un long deuil la terre enfin respire, / Dans les champs, dans les bois, sur les monts d’alentour… »

Lorsque je lui dis que cette poésie, techniquement bien faite, avait un effet purgatif sur mon esprit, et ne m’enthousiasmait pas, il bougonna.

Nous avons trouvé un tronc d’arbre couché pour déjeuner, au croisement de la Route Tortue et de la Route de la Ferme.

Pour me « punir » de ne pas apprécier Dellile, Monsieur Moochagoo me récitait du William McGonagall, réputé le pire poète anglais : « Beau pont ferroviaire de Tay l’argentée ! / Hélas! Je suis désolé d’annoncer / Que quatre-vingt dix vies ont été emportées / En 1879, au dernier Sabbat de l’an / Dont on se souviendra pour un très long temps / Il était sept heure, la nuit, / Et le vent soufflait autant qu’il le puis, / Et la pluie vint se déverser, / Et les nuages noirs semblèrent se fâcher, / Et le démon de l’air parut crier, / « Je vais souffler le pont de Tay. »

Ce fut une belle journée. 

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Moi Jeux

J’avais lu attentivement les conseils du Chat de Geluck sur ce que nous pouvons espérer conserver : nous ne pouvons conserver notre argent après la mort ; durant notre vie, s’il nous arrive d’avoir des idées, on nous les piquera immanquablement ; mais « les pensées non formulées ne seront jamais qu’à toi et rien qu’à toi. »

Après l’examen de cette image du Chat, il me vint l’idée formulée de parler à mon moi rebelle, qui avait migré de moi intérieur à moi extérieur.

Je lui confiais qu’une fois que je serais mort, lui, mon moi extérieur, risquait de se trouver démuni et sans abri corporel, comme une âme errante « fort dépourvue
quand la bise fut venue »
. Il avait peut-être intérêt à rester dans mon enveloppe corporelle, afin que nous disparaissions de concert, en harmonie.

Mon moi extérieur, méfiant, voulu extraire le fond des choses de ce que j’avais dit. Soudain, il me dit : « Ça ne pourrait pas se faire dans la discrétion? »

Je sentis que les choses avançaient après quinze jours de blocage, pour ne pas dire de grève.

Mon moi extérieur eut un sursaut : « Si j’étais extra-terrestre, je m’enfuirais en soucoupe volante sur une autre planète. »

Je répliquais qu’éprouver le sentiment de vivre sur une autre planète – avec ou sans soucoupe volante – ne le réconforterait pas.

J’ai été accusé de mensonges, de faux-fuyants, de lâcheté et de perversité, et de dragée Fuca. 

Je rappelle que les dragées Fuca sont destinées au « traitement de courte durée, de la constipation occasionnelle de l’adulte. »

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