Un jour, il n’y eut plus grand monde – 7

« Passe-moi une dizaine de chargeurs et prépare les autres », cria Charlotte à Geronimo, alors qu’elle tirait brèves rafales sur brèves rafales avec son fusil d’assaut.

Geronimo, qui avait revêtu une veste rembourrée de pompier, et portait un casque trouvé dans un commissariat, lança le sac plein de chargeurs aux pieds de Charlotte.

Depuis une heure, une centaine de chien affamés les attaquaient de tous côtés. Ils s’étaient réfugiés à l’entrée de la boutique « Sweet Sleep », derrière des gros matelas.

Geronimo avait une fourche à fumier pour repousser les chiens les plus intrépides, et une batte pour terminer le travail, mais, à cet instant, les seuls chiens terminés, étaient ceux abattus par Charlotte.

Un an auparavant lorsqu’à peu près tout le monde était mort durant la terrible nuit des événements, Charlotte et les garçons s’étaient réfugiés dans le centre commercial, un des rares endroits où il n’y avait pas de cadavres en décomposition, à part les deux gardiens de nuit.

La température, proche de zéro en permanence, et les plaques de neige, avaient permis que les odeurs soient supportables.

Les chiens avaient vite pullulé en mangeant une partie des cadavres humains, mais comme, depuis un certain temps, le nourriture se faisait rare, ils s’enhardissaient à attaquer les quelques humains vivants.

La plupart des mammifères (surtout les grands), fautes d’herbages et de ressources naturelles, n’avaient pas survécu. Seul les chiens, les chats, les rats et les souris s’adaptèrent.

Steve et Lucas s’étaient vu confier des grosses bombes à poivre anti-ours, trouvées dans un magasin d’articles de chasse. Charlotte leur avait dit de viser les chiens en faisant attention au sens des courants d’air.

Lorsqu’une trentaine de chiens furent abattus, les autres repartirent. Charlotte engueula à Steve et Lucas, pour l’avoir aussi aspergé.

Ils furent chargés avec Geronimo d’entasser les cadavres sur un chariot industriel et de les laisser à l’extrémité du parking. Les autres chiens auraient de quoi se nourrir pendant un bout de temps.

A la surprise de Charlotte, l’araignée métallique, avait préparé des brochettes de souris, un met bien plus raffiné que le rat.

rabid-dogs-the pool

(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

Publicités

11 réflexions au sujet de « Un jour, il n’y eut plus grand monde – 7 »

  1. Cela finira-t-il comme dans « le dernier rivage » sur des images désertées par les humains? Ce film m’a profondément marquée, d’autant plus que pour une histoire de fin du monde, on ne voit jamais un seul cadavre. La population diminue, c’est tout…
    J’attends la suite et surtout la fin.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s