Un jour il n’y eut plus grand monde – 21

Quand ils se réveillèrent, Charlotte et Geronimo virent que la neige recouvrait complètement la voiture.

Charlotte bidouillait un petit système chauffant pour préparer des « Dog Flakes » – dont on se demandait à qui ils avaient été destinés – et du chocolat chaud.

La grande araignée utilisait son laser à forte puissance, pour dégager le Hummer et un chemin très sinueux vers la base militaire, entre des congères protectrices.

Le tracé sinueux du chemin servit à approcher de la base sans s’exposer, alors que la neige continuait à tomber comme si tout devait disparaître sous des formes blanches et indistinctes.

Lorsqu’il arrivèrent devant l’entrée principale, ils virent deux gardes en scaphandres déchirés, étendus sans vie sous leur abri. La porte principale et le sas avaient été découpés selon un rond parfait de deux mètres de diamètre.

Ils pénétrèrent dans la base – la grande araignée s’était glissée facilement par le rond de l’entrée – et ne virent que des militaires sans scaphandres, tous morts. Des plots dispensaient une faible lumière qui laissait voir des murs suintants en béton, avec ça et là des traces de salpêtre.

Ceux qui avaient vécus là, avaient du supporter des conditions de vie plus que spartiates.

Au bout d’un long couloir, il arrivèrent face à un panneau en acier avec une fenêtre en verre épais. Derrière la fenêtre apparu un homme en kimono noir avec un môn dessiné sur la poitrine, symbole aristocratique japonais.

sohei-mon

Un môn.

base

Entrée de la base.

 

(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr).

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12 réflexions au sujet de « Un jour il n’y eut plus grand monde – 21 »

    • Merci, je ne suis pas assez masochiste pour me frotter aux éditeurs. Des billets pour rire ne font pas un livre, surtout au moment où la littérature de pissotière de Houellebecq connaît un tel succès.

  1. Un épisode pour pas grand chose. D’où tirent-elles leur énergie les araignées ? Pourriez vous mettre un lien vers le 1er épisode au moins (s’pas dur, quand mème)
    Houellebeq je n’aime pas beaucoup, j’avoue – mais faut pas dire du mal si durement, ça ne le mérite pas (et puis il y a un homme sincère aussi , au cas où ça intéresserait ).

    Et puis la littérature ça a toujours été un grand merdier, non ? on n’a gardé des temps passés que les trucs qui ont tenu le coup, non ? Moi c’est pas ça qui m’empècherait de publier.
    Le masochisme c’est à l’écriture ambitieuse qu’il serait, à mon avis.

    • 1/ Pas de lien, le lecteur se débrouille, non mais. Une histoire, ça se mérite, d’abord. Il suffit d’aller sur https://burntoast4460.wordpress.com pour avoir les billets qui se suivent de 21 à 1.
      2/ L’énergie des araignées est un des mystères en suspens.
      3/ Houellebecq sincère ? On ne le saura jamais. C’est comme Rousseau qui voulait être transparent dans ses confessions : « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature. »

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