Un jour il n’y eut plus grand monde – 28

La grande maison était dans un piteux état, après une année sans entretien.

Une partie des fenêtres étaient brisées. Certaines plantes d’intérieur étaient mortes, d’autres, malgré le froid avaient poussé un peu partout, profitant des feuilles mortes, de débris végétaux, et même de cadavres de chiens. L’humidité et la neige avaient aussi joué leur rôle.

La grande araignée laissa sortir de son flanc ses petites araignées..pour faire le ménage.

Steve et Lucas s’amusaient à les perturber, mais il était impossible de leur marcher dessus, elles s’éloignaient instantanément. 

En fait, la seule partie réellement sûre était un appartement « blindé » à l’intérieur de la grande maison, où étaient entreposées de la nourriture, de l’eau, des trousses de secours et quelques armes.

En bricolant un groupe électrogène trouvé dans le garage, Mrs Tiggy-Winckle parvint à allumer quelques lampes et une petite télévision dans l’appartement de sécurité.

Le dîner fut copieux : Corned beef, riz, cocktail de fruits en boîte et vitamine C. Steve et Lucas ronchonnaient et voulaient du rat en brochettes et du chocolat. Ils eurent du chocolat en poudre.

Dans la soirée, les deux garçons regardèrent « Sharknado 2 (les requins attaquent New York) », trouvé dans des débris et dirent, « Ouai, c’est même pas drôle. »

Charlotte tricotait une écharpe en songeant à George Clooney. Geronimo ronflait comme la grande araignée, qui émettait un petit bruit, « rrrrrrrrrrrrrrzzzzzzzz », régulier.

Mrs Tiggy-Winckle avait déniché une « Vie de Wincklemann, premier historien d’art (1717-1768) ». Elle fut affligée de voir qu’il avait été assassiné dans sa chambre par un certain Francesco Arcangeli. Quelle triste destinée !

La nuit vint sans que la neige cessa de tomber.

 

(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

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8 réflexions au sujet de « Un jour il n’y eut plus grand monde – 28 »

  1. « …à l’intérieur la grande maison… » il manque un « de » si on parle le français bourgeois.
    mais sinon on peut aussi essayer de formuler plutot ça dans une langue plus classique à base de « …à la grande maison… » ( mais il faut reprendre toute la phrase ) OU accepter que les « de » de la langue bourgeoise soient destinés à disparaitre, parce que je remarque que ces petits mots qu’on aurait voulu truffer nos phrases – de orginibus de pretentionibus de coloniasibus de froncionibus.
    j’aime bien cet épisode.

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