Meurtres au Louvre – 9

Mardi à deux heures du matin, nous sommes revenus dans la petite pièce sous les combles du Louvre où se trouvent des vélos rouillés. Alexis et moi nous avons dormi à nouveau.

Lorsque Monsieur Moochagoo nous a réveillé, vers quatre heures, il avait rouvert la porte derrière les vélos, et nous nous sommes à nouveau retrouvés chez Nicolas Poussin, la nuit, dans son atelier de Rome.

J’étais bien réveillé, j’en étais certain.

Il nous attendait et avait fait préparer un souper tardif. Nous avons eu un potage de pois aux lards, une tourte de pigeonneaux, une fricaffée de poulet au brun et des poires pour le dessert. Le tout arrosé d’un excellent Barolo, le vin des Papes.

Nicolas Poussin et Monsieur Moochagoo discutaient à voix basse.

J’avais du piquer du nez car, lorsque Monsieur Moochagoo me réveilla, nous étions de nouveau dans la pièce sous les combles.

Je m’abstins de lui dire que j’avais fait un drôle de rêve avec Nicolas Poussin.

Un nouvel événement s’était produit. Dans l’Aile Sully, salle d’art grec classique et hellénistique (Salle14), à côté du Diadumène (torse fragmentaire), on avait trouvé le torse du Belvédère du musée Pio-Clémento du Vatican.

Et il y avait un gros problème, le torse avait été découpé une multitude de petits cubes de un centimètre de côté. Le tout avait la forme du torse. A côté du torse, se trouvaient l’inévitable peinture chinoise « Hunlu tu » [Chaos Primordial], et le papier : « Signé : Khaos ».

Le musée du Vatican fut prévenu. Le Louvre disposait d’une médiocre copie qui combla le vide laissé par le retrait du torse « découpé ».

Le torse « découpé » fut placé sous une bâche opaque, en attendant d’être déplacé vers la salle où avait été restaurée la Victoire de Samothrace.

Je songeais à Winkelmann (1717-1768), archéologue et antiquaire, qui avait admiré ce Torse du Belvédère : « Bien que cette statue ait été gravement maltraitée et mutilée, bien qu’elle soit privée de tête, de bras et de jambes, elle conserve, aux yeux de ceux qui sont capables de pénétrer les mystères de l’art, une part de l’éclatante beauté qui était autrefois la sienne. »

Qu’eut-il dit, en voyant ce qu’était devenu ce torse ?

Torse du Belvédère

Torse du Belvédère. 

 

(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr).

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6 réflexions au sujet de « Meurtres au Louvre – 9 »

  1. Est-on sûr qu’une araignée avec des lasers super puissants n’a pas été vue dans le Musée dernièrement ?

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