Meurtres au Louvre – 14

En tentant de rejoindre l’homme qui boitait et murmurait  : « Apophis ! Apophis ! Chaos Primordial, Chaos Primordial, Chaos Primordial ! », nous nous sommes trouvés devant une « porte » dérobée dans la Crypte d’Osiris. Au milieu de la crypte, la cuve du sarcophage de Ramsès III avait été déplacée et un escalier s’offrait à nous.

La notice documentaire du Louvre précise que, « Les longs côtés du tombeau royal sont gravés de textes (…) Ils relatent le voyage de la barque du dieu solaire Rê dans le monde nocturne (…) Il navigue entre deux haies de dieux et de bienheureux, auxquels il apporte le reste de sa lumière, qui l’acclament et l’aident à abattre ses ennemis, à écarter les attaques du serpent du chaos, Apophis. »

Alexis avait amené trois lampes de poche – assez puissantes – Led Lenser, fabriquées par Zweibrüder. Il n’avait confiance que dans les produits germaniques.

Nous descendîmes l’escalier, sans parvenir à voir la fin du corridor très étroit, où nous étions engagés.

Alexis n’était pas très rassuré – Monsieur Moochagoo était loin devant. Il avait peur et  était dans un état de confusion mentale (Verwirrung).

Au bout d’une demi-heure – nous avancions lentement – et huit cent mètres de couloir, nous vîmes une vague lueur. Monsieur Moochagoo n’était plus visible.

Nous avons débouché dans la Grande Galerie en ruines. On se serait cru dans le tableau d’Hubert Robert, « Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruine » (1796).

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« Au milieu de la crypte, la cuve du sarcophage de Ramsès III avait été déplacée et un escalier s’offrait à nous. »

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« On se serait cru dans le tableau d’Hubert Robert, « Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruine » (1796). »

(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

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12 réflexions au sujet de « Meurtres au Louvre – 14 »

  1. C’est le tableau d’Hubert Robert qui m’y fait penser… Imaginer la destruction du Louvre comme il le fait, c’était en creux célébrer l’oeuvre conservatoire du nouveau musée.

        • Le « genre » feuilleton au 19e n’avait pour but que de « pousser à la ligne » et donc d’être payé au mieux (paiement à la ligne…). Dumas, Süe et autres en étaient les spécialistes. Le suspens venait en sus, si l’on peut dire.

  2. Les feuilletons journalistiques du 19e siècle contenaient encore plus de descriptions. Je pense plutôt à un reportage/enquête au Louvre façon Gonzo. 🙂

  3. Ping : Partie 2 – Le Louvre, 2057 – 11 | Mister Moochagoo and I

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