Meurtres au Louvre – 40

Il est assez facile de défendre un couloir étroit menant à une cave, l’homme en bleu nous en fit une étonnante démonstration. Il laissa tomber sa robe de chambre et apparut dans une tenue bleue en cuir, plus pratique pour combattre.

D’un côté une trentaine de pirates éméchés et hurlant, de l’autre l’homme en bleu (nous étions derrière lui, surtout moi). Nous avions récupéré le fusil quantique qu’il fallait protéger à tous prix et qui avait été utilisé d’un façon excessivement imprudente par le personnage en bleu . Celui-ci tenait à la main droite un sabre japonais (récupérée sur un mur), et, à la main gauche, une dague à double tranchant.

Le premier pirate laissa échapper son âme damnée, à travers les trous laissés par dix sept coups d’épée et de dague. Le second pirate fut abattu d’un coup de pistolet à rouet, alors qu’un coup de sabre lui fendait la figure. Son oeil gauche tomba dans la poussière.

L’homme en bleu remit sa dague à la ceinture et se saisit d’un esponton laissé par le premier pirate. Il était d’une rapidité et d’un habileté confondantes. Un de ses coups préféré consistait à trancher le mollet de l’adversaire, puis sa gorge lorsque celui-ci s’écroulait  On n’entendait plus que le grincement de la ferraille et les plaintes des pirates.

Les corps à terre gênaient les pirates qui attaquaient, alors l’homme en bleu reculait au fur et à mesure, en profitant de leurs hésitations.

Il mit hors d’état de nuire une vingtaine pirates. Le dernier fut frappé à la tempe avec le pommeau du pistolet et digéra sans peine la lame de l’épée japonaise.

Les pirates finirent par s’enfuir, les plus courageux ayant été occis. En remontant dans la cour nous eûmes une surprise de taille. Les pirates avaient abandonné une dame de la haute société. Elle avait les mains ligotées et un bandeau sur les yeux.

Le sang de Monsieur Moochagoo ne fit qu’un tour, il s’élança pour défaire les liens et lui ôter le bandeau. Il dit, en faisant un grand geste avec son chapeau et en s’inclinant légèrement : « Madame, j’ai l’honneur d’être, avec le plus profond respect, votre très humble et dévoué serviteur. Vous serez défendue quoiqu’il arrive. »

Je me demande parfois s’il n’en fait pas un peu trop..

La dame, qui ne devait pas avoir plus de dix-huit ans, se mit à genoux et remercia les saints et les anges de l’avoir sauvée. Puis, Monsieur Moochagoo l’ayant aidée à se relever, réclama, avec un air d’autorité, un vin léger et, pour son visage, un tissu imbibé de fleur d’oranger.

En aparté, l’homme en bleu dit à Monsieur Moochagoo : « J’informe l’humble et dévoué serviteur que c’est Nicole-Anne, la fille du Gouverneur, qu’il a eu d’une épouse française morte en couches ; la pire peste de Maracaïbo. »

WyethRoundhouseWEB

(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

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