Das lied von der Glocke

Randonnée du dimanche 12 juillet 2015 – Forêt de Rambouillet – 21 km.

Nous contournions l’Etang d’Or, en partie à sec, pour retrouver la route d’ l’Etang.

Je tentais de calmer les angoisses de Monsieur Moochagoo sur le temps qui passe, en lui citant la romancière Kate Atkinson (La Souris Bleue) : « Le temps est un voleur, il vous dépouille de votre vie et la seule façon de la récupérer, c’est de jouer au plus malin avec lui et de la lui reprendre ».

Je lui donnais un conseil : « Pour le temps passé, ne vous retournez pas, car il échappera à votre regard, insaisissable, et le souvenir que vous en garderez est, à bien des égards, profondément suspect. »

Le vieux Chemin de St Arnoult, habituellement impraticable, était sec, même dans les ornières les plus profondes.

Lorsque nous sommes arrivés au bord du plan d’eau de Clairefontaine-en-Yvelines, sur une pelouse impeccable dont seul profitait un pêcheur, Monsieur Moochagoo chantonnait un lied de Schiller (Das lied von der Glocke) : « Fest gemauert in der Erden / Steht die Form, aus Lehm gebrannt./ Heute muß die Glocke werden. » Il chante pour se désangoisser.

Alors que nous déjeunions dans ce cadre champêtre, où ne passent que de rares voitures, nous avons vu défiler de l’autre côté du plan d’eau plus d’une centaine de caravanes de gens du voyage, allant à un rassemblement religieux.

Nous sommes revenus par la Route de la Croix du Grand Veneur qui revient tout droit vers un chemin qui nous ramenait à l’Etang d’Or, en tournant une fois et une seule à gauche, après le Poteau Bongard. Et…nous nous sommes retrouvés au Poteau au Poteau Bongard un quart d’heure après.

Je ne m’explique toujours pas comment nous avons pu nous tromper, car il aurait fallu que je tourne trois fois à gauche. Une énigme dans un casse-tête chinois. Monsieur Moochagoo m’a suggéré que nous avions été manipulé mentalement par des extraterrestres. C’était en effet la seule explication.

Une belle journée !

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(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

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9 réflexions au sujet de « Das lied von der Glocke »

  1. Plutôt une malédiction, le souvenir inaltérable d’Eurydice… L’une des multiples versions de la mort d’Orphée veut en effet que les Ménades (Bacchantes), déjà furieuses par nature, se ruèrent sur le pauvre aède qui refusait leurs jeux, tout à ses pensées pour son Eurydice, et le réduisirent en lambeaux.
    Depuis que je sais cela, je ne touche plus une goutte de vin.

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