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1/ https://sylviepollastri.wordpress.com/2015/08/30/moochagoo/

C’est la célébrité !!

2/ Demain, l’aventure.

Réveil à l’aube.

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(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

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Hornkuh

J’avais lu un article du Monde (29-08-2015) : « Le gypaète barbu plane de nouveau sur les monts français, », où il apparaît que le gypaète barbu est un vautour d’un mètre de long qui consomme des os (de charognes de brebis ou d’ongulés) et des ligaments, grâce à des sucs gastriques très acides. Il prend soin de fracasser les os sur des rochers.

Monsieur Moochagoo à qui j’annonçais la nouvelle, était occupé à étudier des phrases proverbiales allemandes sans verbe : « Dommage, mariage », « Les plus savants, les plus insanes », « Accoutumé jeune, pratiqué vieux », « Nouveau médecin, nouveau cimetière », « Pris ensemble, pendus ensemble », « Cheveux longs, idées courtes. » J’aimais bien celle du médecin.

Il me répondit  au sujet du gypaète barbu : « Taceat mulier in ecclesia » (La femme doit se taire en assemblée, Corinthiens I.14.34).

Je me demandais si nous étions sur la même longueur d’onde. Il me dit que c’était simple, c’était comme en allemand : « Kuhhorn » (corne de vache) et son retournement « Hornkuh » (vache à corne = crétin). 

Devant ces propos énigmatiques, décidé à m’abstenir d’interprétation hasardeuse, je pris acte et formulais une demande : « Malgré le charme et la clarté de vos réponses, j’aurais aimé plus de précisions. »

Il me répondit à nouveau, mais sur le tissage du temps, les formes aléatoires intérieures et les métaphores fanées (il faisait allusion à barbu).

Bref, ce n’était pas mon jour.

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(Messagerie : ekand4460@wanadoo.fr)

Anges Gardiens

Lorsque je lui ai dit que je m’intéressais aux anges gardiens, mais que le sujet était compliqué, ma voisine a répondu : « Nul ne peut donner plus qu’il ne possède. »

J’avais déjà noté deux ouvrages, « Traité pratique de dévotion aux anges » de François Borgia (1575), et « Intérieure occupation d’une âme dévote » de Pierre Coton (1608), mais c’était chez Joseph de Maistre (1753-1821), qu’il y avait une belle description des anges : « La beauté mâle dans sa fleur respire sur la figure des anges, en eux se réunit la grâce sans mollesse et la vigueur sans rudesse. Une éternelle adolescence brille sur ces visages célestes : jamais ils n’ont été des enfants, jamais ils ne seront des vieillards. »

Ma voisine était enchantée de cette description : « Tout ce qui est vrai est simple. Comment peut-on ne pas croire aux anges gardiens ? »

Il y avait aussi dans la Revue de l’Art Chrétien, des conseils pour les peintres : « Il va sans dire que l’Ange Gardien doit toujours avoir des vêtements amples et gracieux, des ailes grandes et majestueuses..Encore moins doit-il avoir une apparence féminine et des traits d’une sentimentalité langoureuse.. »

Là, ma voisine a regretté l’absence de sentimentalité langoureuse : « Dommage, j’aime bien la sentimentalité. »

Je lui dis que vers 1840, beaucoup d’opuscules édifiantes étaient parues : « Ange gardien de la jeune fille », « Ange gardien du jeune homme », « Ange gardien du vieillard », et surtout « Ange gardien de l’ouvrier » (Nevers 1842).

Dans ce dernier opuscule, l’ange gardien met en garde l’ouvrier contre la paresse et les revendications. Un opuscule que devrait être réédité par le MEDEF.

Je donnais un dernier conseil à ma voisine : aller voir au Puy en Velay, au Musée Crozatier,  un tableau édifiant de Gabriel Tyr (1817-1868) intitulé : « L’Ange Gardien ». C’est un ange psychagogue qui montre la voie à une jeune fille, « au profil si pure, si chaste, si immatériel », d’après le compte rendu de Théophile Gautier dans le Moniteur Universel du 8 septembre 1855.

Ma voisine me dit qu’elle n’était pas trop musées, surtout si loin de Paris.

(Source : Ange gardien et combat spirituel : intériorisation, éclipse et résurgence d’une image, XIXe – début du XXe siècle. Presses Universitaires de Rennes, 2011, p. 267-286).

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Bibliographie de négromantie pratique

En 1756, Casanova fut enfermé quatorze mois à Venise, parce qu’il avait en sa possession quatre manuscrits de magie.

En fait Casanova était un escroc et un aventurier de haut vol, qui n’avait ces manuscrits que pour mieux gruger ses protecteurs vénitiens. Il s’évada avec un autre prisonnier, de cette fameuse Prison des Plombs, d’où on ne pouvait d’échapper, sauf les pieds devant.

Voici les quatre manuscrits :

Clavicule de Salomon, ou la Clef mistérieuse de la science cabalistique, pour faciliter l’intelligence de ce que Cornelius Agrippa, fameux négromantien, a escrit de plus curieux sur les mistères de la cabale, Londres, 1639.

Zekerboni, par Pierre Mora, philosophe cabaliste, avec un grand nombre de figures mistérieuses, caractères, talismans, pantacules des plus fameux négromanciens, augmentés des plus rares secrets. (vers 1590).

Picatrix : version en latin de « Ghayat al-Hakim » (Le but du sage), écrit par Maslama al-Mayriti (950-1008). Texte traduit en castillan, puis en latin vers 1250.

Parfums et Conjurations. Ou bien, Les élémens pour opérer dans les sciences magiques, avec les façons de faire des cercles magiques, les conjurations des anges, et les jours et heures que l’on doit les invoquer, les anges que l’on doit faire venir, et tout ce qui concerne la magie. (Sans date).

Quelques lectures pour la rentrée..

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Comment au XIIIe siècle, obtenir d’un magicien, un esprit familier et obéissant.

  • Suffumiger un anneau avec divers parfums durant sept nuits.
  • Allumer une lampe avec de l’huile provenant de l’oeil d’un dauphin.
  • Accrocher la lampe au plafond de la salle où se trouve l’autel de Mercure.
  • Le « seigneur de l’anneau » apparaît alors sous la forme d’un homme blond aux yeux violets, une épée au côté, de grande taille, avec une grosse tête, imberbe, chevauchant un éléphant pourvu de six ailes de différentes couleurs.
  • Ce personnage deviendra un esprit familier et obéira à tous les ordres.

Source : « Démons familiers et anges gardiens dans la magie médiévale. » Jean-Patrice Boudet (Presses Universitaires de Rennes, 2011).

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Seigneur de l’anneau sur son éléphant. (Traité de magie astrale d’Alphonse X de Castille. Musée du Vatican.)

Pipistrelles

Randonnée du dimanche 16 août 2015 – Forêt de Montargis – 17 km.

En Eté au mois d’Août, la forêt de Montargis est quasi déserte à part des coureurs et quelques promeneurs dont un disait : « Je reste à l’arrière du groupe pour rattraper les fuyards. »

Nous fûmes coincés par un chien sur la Route Chrétiennette. Sa patronne, à 500m, l’appelait. Nous étions prêt à toute éventualité avec une bombe à poivre. Le chien a fini par se lasser des hurlements de sa maîtresse et de notre détermination. Il a disparu et fut traité de « méchant chien ».

Notre génie habituel se trouvait sur la Route de Ferrières à la Chapelle St Sépulcre. Cette fois-ci, il citait le poète Ta’abbata Sharran (VIe siècle) *, parlant de la terrible démone Ghula : « Elle avait deux yeux comme des yeux de chats, un visage horrible, la langue fendue, deux jambes squelettiques, le crâne d’un chien, et sa peau semblait un manteau de cuir de chèvre élimé. »

J’espérais à part moi, ne jamais rencontrer cette démone. Puis, il nous a annoncé, « Le néant est mort« . Nous avons argumenté que le néant ne pouvait pas mourir. A la rigueur le néant n’est rien. Mais là, le génie devint muet.

Nous avons déjeuné au Carrefour de Bourgogne.

En rentrant, un panneau forestier nous a informé que les chauves-souris du genre pipistrelle, nombreuses en cette forêt, mangent un tiers de leur poids en insectes, en une journée. Monsieur Moochagoo craignait que nous ne fussions attaqués par une horde de pipistrelles affamées.

Je n’eu pas le temps de le rassurer car, au loin, nous entendions les cris d’un couple qui appelait un de leurs deux chiens. Je ne fus pas vraiment surpris de voir le chien réapparaître au loin, et courir comme un dératé pour s’éloigner de ses maîtres. Le monsieur dit, interloqué, « Mais…il part dans le mauvais sens… »

Etait-il poursuivi par des pipistrelles affamées ?

J’ai commencé à chanter : 

« Scintillez, Scintillez,
petite pipistrelle
Qui doucement venez nous frôler de votre aile !
Dans le crépuscule où, sans bruit, vous voletez,
Scintillez, Scintillez,
comme un plateau à thé !… » (Alice au pays des Merveilles).

Le deuxième chien du couple de promeneurs se mit à hurler à la mort. On n’est pas aidé.

Belle journée !

* Poète-brigand pré-islamique.

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(Messagerie : ekand4460@yahoo.fr)

Meurtres au Paradis

Je rebondis sur un billet d’un aimable commentateur, sur la série « Meurtres au Paradis. »

Cette série renouvelle ses personnages, comme on remplace les parties d’un bateau en bois. On se demande jusqu’où les producteurs iront.

Tous les acteurs de la première série sont partis sauf trois :  

Richard Poole, l’inspecteur-chef, a été remplacé par Humphrey Goodman

Le sergent Fidel Best, a été remplacé par l’agent Florence Cassel, puis par l’agent J.P. Hooper

Le Sergent Camille Bordey a été remplacée par la promue Sergent Florence Cassel , qui n’a pas tout à fait la plastique de danseuse, de Camille.

Ne sont restés que l’agent Dwayne Myers, le commandant Commandant Selwyn Patterson, et la mère de Camille.

Tous ces remplacements vont-ils influer sur cette palpitante série, faite dans l’esprit Agatha Christie ? Eh bien non, une cinquième saison est annoncée.

Kris MARSHALL (Humphrey Goodman), Sara MARTINS (Camille Bordey)

Kris MARSHALL (Humphrey Goodman), Sara MARTINS (Camille Bordey)