Maître Oogway

Je regardais Maître Oogway *, la tortue de Monsieur Moochagoo. Elle boudait sous ses feuilles de laitues. C’était du moins mon interprétation, je ne parle pas la langue des tortues.

Tante Germaine m’avait dit une fois : « Pour les tortues, rien ne vaut la méditation magique envoutante. » Je n’ai pas bien compris, mais j’étais admiratif devant ses connaissances tortuesques.

Néanmoins, quand Tante Germaine verse dans le mysticisme reptilien, j’ai un peu peur. 

Pendant que  Maître Oogway boudait, Monsieur Moochagoo était en train de déchiffrer, sur son piano électronique, la partition « tortoise’s dance » d’un musicien japonais Hiroshi Pikoshi, qu’il avait dénichée par hasard.

J’évitais de faire un rapprochement quelconque entre « tortoise’s dance » et les bouderies de Maître Oogway. Monsieur Moochagoo n’était pas d’humeur.

Le son atonal de cette « tortoise’s dance, » était crispant.

Monsieur Moochagoo sortait de sa période « masque Nô », où il avait voulu jouer un rôle de geisha, avec du fard blanc sur le visage pour gommer toute singularité. (Dans le théâtre Nô, les rôles de femmes sont joués par des hommes).

Cela avait provoqué une catastrophe car Monsieur Moochagoo – personne singulière – ne pouvait se gommer lui-même. 

* Nom de la tortue de Kung Fu Panda.

oogway

Maître Oogway

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