Pour ne pas dire

Monsieur Moochagoo voulait à l’avenir, « ne penser qu’à des choses inintéressantes pour ne pas dire. »

Je demandais à tout hasard : « Vous allez continuer à expérimenter ce principe de ne penser qu’à des choses inintéressantes pour ne pas dire ? » Il me répondit : « Oui. »

Mon esprit fit des sauts de puces, ce qui n’etait pas pratique pour réfléchir aux affirmations de Monsieur Moochagoo.

« Il faut essayer de comprendre pourquoi les choses sont inintéressantes, c’est là qu’elles deviennent intéressantes et donc, je n’y pense plus pour ne pas dire. »

Pour se rassurer, mon esprit se mit intérieurement à jouer à la balle au mur  : « Un deux trois, nous irons au bois, quatre cinq six, cueillir des cerises, sept huit neuf, dans un panier neuf, dix onze douze, elles seront toutes rouges. »

Je pensais à la phrase ambiguë de Fritz Zorn (l’écrivain suisse Fritz Angst) : « Depuis que je suis malade, je vais beaucoup mieux qu’autrefois, avant de tomber malade, » qui aurait pu faire partie d’un énoncé moochagien (si je puis m’exprimer ainsi).

Je finis par répondre à Monsieur Moochagoo : « C’est comme cette nouvelle de l’AFP du 13 janvier 2007 : « Elle ne cuisinait que des pâtes depuis un mois, il la tua à coups de marteau. » C’est une information inintéressante pour la victime – pour ne pas dire qu’elle est morte – mais bigrement intéressante pour le Procureur de la République. »

Dieu merci, il n’y avait pas de marteau à proximité des mains de Monsieur Moochagoo. 

luohm1oj

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