Le bienheureux repos du néant

Moi : Regardez Montaigne, c’est très actuel : « Je n’ayme pour moy, que des livres ou plaisans et faciles qui me chatouillent » .

Moochagoo : Le matin, je préfère lire Schopenhauer : « Nous pouvons considérer notre vie comme une perturbation pénible dans le bienheureux repos du néant » . Le bienheureux repos du néant, c’est celui que nous avons eu avant notre naissance, et celui que nous aurons après notre mort.

Moi : Pour commencer la journée avec optimisme et entrain, il n’y a pas mieux, en effet.

Moochagoo : Il pensait aussi à sa renommée future : « Je peux supporter l’idée que bientôt les vers rongeront mon corps, mais je frémis en imaginant ma philosophie rongée par des professeurs de philosophie » .

Moi : Le sentiment de bonheur débordait par tous les pores de sa peau.

Moochagoo : Je dois reconnaître que Schopenhauer était enclin au pessimisme. Son ami Goethe lui avait écrit un petit distique : « Si tu veux que la vie te réjouisse  / Tu dois attacher de la valeur au monde » . Schopenhauer n’en a tenu aucun compte.

Moi : Les  Mongols – qui déposaient les morts (sans cercueil) dans la steppe, du XVIe siècle à 1955, ont des rituels pour éviter que les mort ne reviennent ou se transforment en démon. Vous voyez, pour les Mongols, pas de néant. Schopenhauer n’aurait aucun succès chez eux.

Moochagoo : Vous faites un détournement de néant.

steenwijck-1640

Fumer tue !

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3 réflexions au sujet de « Le bienheureux repos du néant »

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