Magasins Douver

D’après le critique littéraire Roland Barthes, quand Flaubert ne trouvait plus ses phrases, il allait se coucher et appelait cela la « marinade. »

J’avais commencé mon premier billet 2017 par la conversation de deux dames, dimanche dernier après-midi, à Dourdan. Une des dames avait demandé à l’autre: « Vous avez trouvé des magasins d’ouverts ? ». L’autre avait répondu par la négative.

C’est une manière de parler populaire un peu ancienne. Le « d » apostrophe (d’ouverts) est utilisé à la place de, « qui sont ouverts. »

J’avais compris pendant quelques secondes qu’il s’agissait des magasins « Douver. »

Tante Germaine m’aurait regardé comme si j’avais atteint la limite d’âge des blogueurs,  et aurait probablement cité Gérard Génette, autre critique littéraire : « Quand on met un pied dans la tombe, il vaut mieux savoir où l’on met l’autre. »

Arrivé là de mon premier billet 2017, c’était la marinade. Rien. 2017 commençait mal.

Je fis appel à Teuteure ma muse – dont j’ai déjà parlé – qui apparût toujours d’humeur folâtre, en exécutant la danse des sept voiles de Salomé, dans une tenue (très) légère.

Nous avons eu une petite discussion sur le fait de danser quasiment nue en plein hiver. Par ailleurs, regarder une telle danse, peut troubler le poète en quête de mots.

Elle est repartie furieuse en continuant à danser.

Bref, c’était la marinade.

salome

Peinture de Gaston Bussière (1862-1928).

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9 réflexions au sujet de « Magasins Douver »

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